Petits Patrimoines

La fontaine

Elle a été érigée en 1911 par Monsieur Lafarge, maire de l'époque

afin de fournir aux villageois de l'eau potable.

 

Le four

 

 

 

Les fours à pains étaient soit privés soit communautaires, l’origine de ces derniers remonte au Moyen Age. A cette époque le banage, d’où le nom « four banal » était de rigueur, c’était un droit seigneurial qui touchait les biens du seigneur essentiellement les fours et les moulins (à blé) ; moyennant redevance le seigneur obligeait la population à utiliser ses biens pour fabriquer la base de la nourriture de nos ancêtres : le pain noir. En Auvergne les banalités n’ont pas été obligatoires sauf sur certains fiefs (Monsalvy). Cependant seul les seigneurs et les ecclésiastiques avaient les moyens de les construire et de les entretenir aussi la population lui versait une redevance en argent ou en nature. Le seigneur se réservait le droit de confisquer tout pain non cuit au four et toute farine non moulue au moulin. Le seigneur s’engageait à faire cuire le pain grâce à un fournier qui prélevait la redevance.
 Ce droit seigneurial fut aboli à la Révolution par la loi du 17 juillet 1793, bien que les seigneurs aient abandonné leurs droits bien avant (alors l’entretien de celui-ci revenait à ceux qu’ils l’utilisaient). D’ailleurs dés le XVIII ème siècle les propriétaires les plus aisés avaient leur propre four.
 Mais l’habitude de cuire son pain ensemble subsista longtemps et au début de XX ème siècle chaque village avait son four.
Chaque famille à tour de rôle fournissait le bois et le fournier, ainsi le pain était enfouré tous les quinze jours durant l’été et toutes les trois à quatre semaines l'hiver. Après la cuisson du pain, le four était encore assez chaud pour cuire des gâteaux. Le fait de cuire ensemble permettait également d’économiser le bois.
Le four du village n’était  pas seulement l’endroit où l’on faisait cuire le pain, c'était aussi le lieu de rendez-vous pour les jeux des enfants les jours de pluie, les femmes et les hommes s’y rencontraient pour bavarder, l’hiver s’était le lieu où l'on saignait le cochon. Les personnes errant y trouvaient refuge. Et pour les amoureux !
Le four d'Escorailles est remis en service plusieurs fois par an, notamment vers le 15 Août pour la Fête du Pain et de la Moisson.

 

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